Avec son projet, le PS voudrait renouer avec les accents mitterrandiens du « changer la vie ». Il nous promet « le changement » et le candidat Hollande prétend « réenchanter le rêve français ». La vérité, c’est que derrière ce discours qui se veut enchanteur, le PS nous prépare des lendemains qui déchantent :
Demain, avec le PS, c’est la faillite assurée de la France et des Français : augmentation incontrôlée et non finançable des dépenses publiques, multiplication des impôts sur les classes moyennes, explosion de la dette, fragilisation de notre tissu entrepreneurial et des emplois qui lui sont liés.
Demain, avec le PS, c’est la faillite assurée de notre Pacte Républicain : suppression des dispositifs anti-récidive, désarmement de la police municipale, régularisations des immigrés clandestins, droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires, laxisme sur la laïcité, dépénalisation du cannabis, primauté de l’assistanat sur le mérite…
Demain, avec le PS, c’est le renoncement de la France à sa place dans le monde : démondialisation, sortie du nucléaire civile et militaire…
Sans espoir ni vision, sans courage ni responsabilité, sans rigueur ni crédibilité, les promesses du projet du PS ne peuvent pas permettre à la France de relever avec succès les défis du XXIème siècle. Elles préparent un grand malentendu avec les Français.
1) Ni espoir ni vision : le programme du PS, c’est un mauvais recyclage des errances socialistes du programme commun de 1981 et de 1997
a) La grande révolution du PS de 2011, c’est de décongeler les propositions de 1997 !
Comme si, entre temps, rien n’avait changé, comme s’il n’y avait pas eu de crises.
Le PS nous fait du Jospin sans Jospin, mais avec les mêmes acteurs à la manœuvre (Hollande, Aubry, Royal, Fabius) et les mêmes « fondamentaux » : retour de la gauche plurielle –rose, rouge, verte-, retour des emplois jeunes (rebaptisés pour l’occasion emplois d’avenir), retour des 35 heures, retour de la police de proximité etc. Le PS oublie qu’en 2002 le bilan des années « gauche plurielle » n’avait pas été plébiscité dans les urnes. Et pour cause : +17% de la délinquance, des salaires gelés, des conditions de travail dégradées à cause de la mise en place des 35 heures.
Les mêmes dénis et les mêmes impasses :
Sur la sécurité : la délinquance doit faire l’objet d’un traitement social quasi exclusif et il faut revenir sur toutes les mesures votées par notre majorité (les peines plancher, la rétention de sûreté contre la récidive…). Il faut même désarmer la police municipale (Jean-Jacques Urvoas), réduire le nombre de places de prison
(Marylise Lebranchu) et dépénaliser le cannabis.
Sur l’immigration : le PS prône les régularisations massives d’immigrés clandestins
Sur la citoyenneté : le PS est pour le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires, alors que notre tradition républicaine a toujours été claire sur ce point, nationalité et citoyenneté sont indissociables. Pour voter il faut être Français.
Sur la dette : le PS refuse de diminuer les dépenses et de voter une règle d’or. Mais il propose toujours la même solution : augmenter les impôts. Le PS annonce une augmentation des impôts de 50 milliards les impôts sur 5 ans, dont 50% seraient affectés à la réduction de la dette. La vérité du chiffrage est beaucoup plus douloureuse (cf annexe) : il est probable qu’on sera plus proche de 126 milliards de nouvelles taxes sur 5 ans et que l’on dépassera les 250 milliards de dépenses supplémentaires entre 2012 et 2017. Résultat : les impôts augmenteront sans régler la question de la dette et les finances de la France et des Français se retrouveront dans le rouge. La première victime de cette politique sera la famille qui n’est perçue par le PS que comme une vache à lait fiscale (suppression du quotient familial, rétablissement des droits de succession).
Sur les retraites : le PS maintient son intenable promesse d’un retour à 60 ans.
Sur la laïcité : le PS fait une grande profession de foi de laïcité, mais multiplie les accommodements litigieux sur le terrain, en attestent Martine Aubry et ses créneaux horaires réservés aux femmes musulmanes dans une piscine à Lille ou Daniel
Vaillant, soutien de François Hollande, qui déclare : «je n’ai jamais demandé d’interdit concernant ces prières de rue » dans le XVIIIème arrondissement parisien dont il est maire (Métro 1er septembre 2011). Qui faut-il croire ? Le Projet PS qui se dit ferme sur le respect de la laïcité, où les actes des élus PS sur le terrain qui nous montrent l’inverse ?
b) L’autre grand axe du projet PS, c’est la multiplication des promesses coûteuses, non financées et surtout inefficaces !
Le PS a ouvert sa hotte et distribue sans compter.
Derrière les grandes annonces, il y a surtout de grandes arnaques :
Les 300.000 emplois jeunes d’avenir ? Ils sont financés sur le pouvoir d’achat des classes moyennes (suppression de l’exonération des heures supplémentaires qui profite essentiellement aux employés et ouvriers). Et pourquoi pas plus ? Sous Jospin c’était 350.000 !
Le PS propose aussi 10.000 policiers et gendarmes en plus sur 5 ans ! Conversion à la politique de sécurité ? Non, simple poudre aux yeux : cela ne fait que 2000 policiers ou gendarmes en plus par an, soit ½ poste par brigade ou commissariat !
L’assistanat pour tous : une allocation d’autonomie pour les jeunes pour lutter « contre la sélection sociale intense qui s’effectue dans les études supérieures ».
Les vieilles lunes de l’égalitarisme qui veut niveler par le bas : un salaire maximal (proposition de Mélenchon), la suppression des grandes écoles…
Le dirigisme économique et la coercition : la mise sous tutelle des banques, le blocage des loyers, l’interdiction des licenciements « boursiers »…
c) Mais ce projet réserve aussi quelques surprises : totalement en manque d’idées, le PS n’hésite pas à s’approprier les actions réalisées par notre majorité.
Le PS, en se gardant bien de le clamer sur tous les toits, a fait un copier-coller intégral de nombre de mesures mises en place par la majorité depuis 2007.
Dans son projet, le PS propose par exemple :
de « développer des formes d’alternance éducative sous statut en apprentissage, en contrat de professionnalisation ». C’est déjà fait : le Plan Emploi de la majorité a pour objectif de développer l’alternance (800 000 jeunes en alternance en 2015, dont 600 000 apprentis.)
de « mettre en place un grand service public de proximité de l’information et de l’orientation tout au long de la vie. » La loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle contient déjà des dispositions en faveur de la création d’un service public de l’orientation tout au long de la vie.
de mettre en place un pôle public d’investissement industriel, qui existe déjà, c’est le Fonds stratégique d’investissement, créé par Nicolas Sarkozy début 2009.
Pourquoi le PS n’a-t-il jamais eu le courage de voter ces mesures avec la majorité ?
2) Ni courage, ni responsabilité : dans son projet, le PS fait de sérieuses impasses.
D’abord, il y a plusieurs grandes inconnues :
Les réformes structurelles : le PS ne dit pas un mot sur les grandes réformes structurelles, comme celle du financement de la sécurité sociale, celle des collectivités, des universités, des investissements d’avenir, des hôpitaux, de la maîtrise de nos dépenses publiques (quid de la règle d’or par exemple ?)…
Et il y a aussi les impasses de l’école, l’emploi et l’environnement. Sur ses soi-disant sujets de prédilection, le PS n’est pas au rendez-vous du courage et de la responsabilité :
Sur l’environnement, la grande idée du PS, c’est de « rendre la TVA « éco-modulable » (diminuée sur les produits non-polluants et augmentée sur les produits polluants) ». C’est l’idée du bonus-malus que nous avons instauré, mais étendu à tous les produits. Il faudra simplement que le PS nous dise jusqu’à quels taux il entend monter et qu’il n’oublie pas qu’on ne peut pas multiplier les taux de TVA à l’infini.
L’autre mesure phare, destinée à attirer les Verts, c’est la sortie du nucléaire. Et là, si les déclarations d’intentions sont limpides, le mode d’emploi l’est beaucoup moins :
Le PS nous dit : « nous augmenterons la part des énergies renouvelables pour sortir de la dépendance au nucléaire et au pétrole » (p 8 de son projet). Nous sommes aussi pour le développement des énergies renouvelables (nous l’avons prouvé avec le Grenelle : l’éolien a été multiplié par 3 et le photovoltaïque par 18 !)…
Mais ce que le PS ne nous dit pas, c’est comment on sort concrètement du nucléaire qui assure aujourd’hui 75% de notre consommation d’électricité, sans perdre notre indépendance énergétique et sans ruiner les Français. Aujourd’hui, le nucléaire nous permet de payer notre électricité 40% moins cher que nos voisins (le coût du kilowattheure produit par le nucléaire est 4 fois moins cher que celui produit par l’éolien et 14 fois moins cher que par le photovoltaïque).
Par calcul électoral avec les Verts, le PS est prêt à sacrifier notre indépendance énergétique et à pénaliser le pouvoir d’achat des Français.
Sur l’emploi : rien ou presque ! On a les fameux 300 000 emplois précaires d’avenir et la dissuasion des licenciements boursiers. Bref, en dehors de l’emploi public, point de salut.
Le PS n’a pas de stratégie économique, pas de réflexion sur l’innovation, les PME, la compétitivité, juste un mauvais dirigisme d’un autre temps.
Sur l’éducation, on était en droit d’attendre des propositions fortes ! Mais là encore, le PS en reste à une déclaration de principe et une proposition « mirage »:
Des propos lénifiants : « Pour la réussite scolaire de chaque jeune, nous conclurons un nouveau pacte éducatif entre les professeurs et la Nation ». (Projet PS p.24)
L’idée miracle de François Hollande : 60 000 postes en plus dans l’Education nationale. C’est parfaitement démagogique et en décalage avec les besoins réels de l’Education nationale. Et pour preuve : selon l’INSEE, entre 1990 et 2008, le nombre d’enseignants du 1er et du 2nd degré a augmenté de 49 620 (passant de 807 640 à 857 260 professeurs) tandis que le nombre d’élèves sur l’ensemble du 1er et 2nd degré diminuait de 694 000 (passant de 12, 678 millions d’élèves à 11,984 millions d’élèves). Dans le détail, en 20 ans, pour 20 élèves en moins en primaire, il y a eu un professeur en plus ; pour 11 élèves en moins en secondaire, il y a eu 1 professeur en plus.
En moyenne il y a eu donc en 20 ans, 1 professeur en plus pour 14 élèves en moins, sans que l’on constate une hausse des résultats des élèves ou une diminution du malaise des enseignants. François Hollande nous trompe quand il dit que la solution miracle, c’est d’augmenter les effectifs. Cela risque d’être aussi ruineux qu’improductif.
3) Ni rigueur, ni crédibilité : les socialistes promettent tout mais ne financent rien.
La seule promesse qui tienne, ce sont les hausses d’impôts et la ruine de la France.
Toutes ces promesses astronomiques ne sont pas financées, malgré des hausses d’impôts massives, en particulier sur les classes moyennes. Les Français ne doivent pas être dupes : les promesses non financées sont au mieux des mensonges en puissance, au pire les impôts de demain.
Sur le plan financier, le PS prépare un gigantesque malentendu. En retenant une fourchette basse, et sans chiffrer toutes les promesses du PS (comme la sortie du nucléaire, ou les plans d’investissement dans le développement durable), on se rend compte que les dépenses nouvelles du PS vont dépasser les 250 mds€ sur 5 ans (emplois d’avenir à 20 Mds€, allocation d’études à 60 Mds €, retour à la retraite à 60 ans à 87 Mds€ sur 5 ans…) contre 25 Mds€ promis dans leur projet.
En clair, les socialistes s’apprêtent à dépenser 10 fois plus que ce qu’ils annoncent aux Français.
De même, le PS avait promis de n’augmenter les impôts « que » de 50 milliards € sur 5 ans.
Ce sera en fait au moins 126 Mds€ d’impôts et taxes supplémentaires, soit un matraquage fiscal 2,5 fois plus fort qu’annoncé, sans que cela permette de réduire la dette.
Au contraire, le projet PS creusera encore davantage les déficits. A titre d’exemple, le déficit prévu pour 2013 passerait de 63 Mds à près de 89 Mds d’euros à cause des 26Mds de dépenses annuelles supplémentaires non financées. Soit une augmentation du déficit annuel de 40%, alors que l’heure est à la réduction des déficits. Il s’ensuivrait une dégradation inéluctable de la note de notre dette souveraine. La France perdrait toute crédibilité financière et serait livrée pieds et poings liés aux pressions des marchés financiers.
François Hollande, qui s’est engagé à revenir à l’équilibre budgétaire en 2017, ne peut donc assumer le projet PS sans renier ses promesses.
Isabelle tu dépense ton énergie pour rien. Tout le monde sait que ce projet est irréaliste à commencer par Hollande lui-même qui vient de déclarer à la presse qu’il allait s’écarter du projet socialiste.
Ce qui interesse surtout les lecteurs du blog, c’est les palombes, l’oiseau bleu qui donne la maladie bleue. Tu peux pas klaxonner un peu pour que les amis chasseurs de la 9ème viennent nous dire sur ce blog s’il en passe et surtout s’ils en posent ?
Lol Zinette ! En ce qui concerne les palombes, je peux t’en parler un peu, y allant moi même tous les week end. Là tu vois, je suis en train de préparer le repas pour ma petite troupe de chasseurs de Lerm et Musset, que j’irai rejoindre à 11H30, pour l’apéro ! Alors, nous avons vu passer pas mal de vols de palombes. Le problème, c’est qu’elles ne se posent pas. D’après ma troupe de chasseurs, c’est parce que les vents pour l’instant ne s’y prêtent pas. Si toute fois aujourd’hui nous arrivons à en poser, je te promets zinette, je te tiendrai informé ! lol
Bon dimanche à toi et au plaisir de te lire.
Isabelle
Tant que les palombes passeront, il y aura du rêve pour s’échapper de la réalité économique mondiale, alors que le rêve socialiste n’est qu’un bout de papier fait de promesses qui ne seront jamais tenues, et ça s’est une réalité.